lundi 9 juillet 2012

Le savoir être plus important que le savoir faire ?

Je me suis toujours interrogé sur les techniques de recrutement utilisées avant les années 1980. Pour une grande majorité des postes, on apprenait "sur le tas". Autrement dit, on peut supposer que le recrutement se faisait en tenant compte de la motivation du salarié à entrer dans l'entreprise et à s'y intégrer. L'allongement des études et la professionnalisation des métiers ont changé la donne : on demande maintenant aux futurs collaborateurs d'avoir des connaissances, mais également des compétences.

Or, les jeunes qui entrent dans la vie active ont du mal à lier les deux : si les connaissances sont présentes, les compétences ne sont pas encore totalement acquises. D'ailleurs, nombre d'offres d'emploi demandent entre trois et x années d'expérience, mettant de fait les nouveaux diplômés (j'inclue ainsi les personnes en reconversion dans le lot) dans une situation peu enviable.

Dès lors, peut-on envisager que le savoir-faire soit plus important que le savoir-être ? Certains articles tentent de le démontrer : si les différentes générations arrivent à cohabiter, alors les compétences seront le premier critère de sélection. Seulement voilà ! Les générations ont du mal à cohabiter et les recruteurs doivent imaginer des valeurs communes (celles de l'entreprise) afin de les faire correspondre à celles de chaque collaborateur.

J'ai eu la chance de rencontrer des personnages qui n'attachaient pas forcément beaucoup d'importance à mes compétences. Ils étaient plus attirés par ma bonne humeur, ma volonté de réussir et mon implication dans les diverses discussions que j'ai pu avoir avec eux. Certes, la loi construisant un parcours professionnel tout au long de la vie et permettant l'employabilité du salarié a modifié le comportement des DRH qui ont de plus en plus tendance à fidéliser les personnes qui auront adhéré au projet de développement de la structure. Il n'en reste pas moins que les compétences viendront si l'esprit du groupe est en adéquation avec celui du collaborateur.

Une bonne nouvelle pour ceux qui pensent que leur personnalité peut leur faire acquérir de nouvelles compétences !

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